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Comment prévenir la déshydratation

Pendant l'été et encore plus en temps de canicule, tout le monde est propice à la déshydratation, y compris votre ami le cheval. Il est donc important de veiller à l'hydratation suffisante de votre animal afin d'éviter tout problème de santé.

 

Tout d’abord, il faut prendre soin de bien faire l’entretien au quotidien. En effet, il faut s’assurer que la ration est bien équilibrée et que l’on ajoute du sel à l’alimentation (25 à 30 g par jour). Lors d’un travail long et intense, particulièrement lorsque la température est chaude et humide, de petites quantités d’électrolytes devraient être servies régulièrement. Il est primordial que le cheval ait aussi accès à de l’eau pure, qu’on lui offre des électrolytes dans l’eau, en pâte ou en poudre dans la moulée.

 

 

Il peut aussi être intéressant de mouiller le cheval régulièrement, d’enlever le surplus d’eau sur le corps, puis recommencer. L’eau évacuera la chaleur à la place de la sueur, le cheval devra donc moins transpirer. Le fait de servir de l’eau dans une chaudière plutôt qu’avec une buvette automatique permettra de surveiller la quantité d’eau bue et d’éviter les problèmes de pression. En effet, une buvette ayant trop ou trop peu de pression peut affecter la consommation d’eau par le cheval. Il est aussi plus facile de servir de l’eau tempérée dans un seau. 

Si vous remarquez déjà une déshydratation chez votre cheval, il est important de l'aide à se réhydrater. La méthode de réhydratation dépendra du degré de déshydratation. Dans le cas d’une légère déshydratation, par exemple après un exercice intense, il est suggéré de servir de l’eau ayant une concentration de 0,45 % à 0,9 % d’électrolytes (soit entre 90 g et 180 g par 20 litres) à une température d’environ 20 ⁰C dans les minutes suivant l’exercice, puis d’offrir de l’eau claire à la même température immédiatement après.

 

 

En fonctionnant ainsi, les chercheurs ont remarqué une augmentation de la quantité totale d’eau ingérée et une amélioration de l’état d’hydratation. Généralement, à ce degré de déshydratation, le cheval ressent la soif. La croyance populaire dit que l’on ne doit pas servir d’eau à un cheval tout de suite après l’exercice afin d’éviter un « coup d’eau » qui pourrait provoquer une colique ou une fourbure. En fait, ceci n’est vrai que pour l’eau froide et non pour l’eau tempérée. Le réflexe du cheval est de boire presque immédiatement après l’exercice ainsi qu’après avoir mangé. Il ne faut donc pas manquer ces deux moments propices pour le faire boire. Dans le cas d’une déshydratation moyenne ou sévère: il faut appeler votre vétérinaire.

Pour augmenter la consommation d'eau chez le cheval, vous pouvez ajouter des électrolytes. Le choix d’un électrolyte dépendra du degré de transpiration du cheval. Pour celui qui est au travail léger, une ration bien équilibrée fournissant 25 g à 30 g de sel par jour et du foin à volonté suffira.

Pour celui à l’exercice modéré, selon la quantité de transpiration produite, de 30 à 60 g de sel par jour devraient être ajoutés à la ration équilibrée et au foin à volonté. Le bloc de sel à lui seul suffit rarement, car pour la grande majorité des chevaux, la consommation est variable et souvent insuffisante. En effet, un bloc de 2 kg devrait être consommé en moins de 8 semaines, ce qui arrive rarement. C’est pourquoi il est recommandé d’ajouter du sel (sel à bétail ou sel à foin) dans la portion. Il s’agit d’une manière très économique de remplacer les électrolytes perdus.

 

Pour les chevaux au travail intense ou qui transpirent beaucoup, les électrolytes commerciaux peuvent être intéressants. Il en existe toute une panoplie en magasin. Il faut donc bien examiner les ingrédients afin de faire le bon choix. Prenez garde aux électrolytes dont le premier ingrédient est le sucre ou le dextrose : ce sont des ingrédients peu utiles pour rétablir l’hydratation. Il peut être intéressant qu’il y en ait un peu, car le sucre aide à l’absorption du sel. Le ratio sel/sucre 2:1.